Remember Me : le test

Remember Me

Mi 2011, une première vidéo d’Adrift, une exclu Sony qui s’était faite discrète jusqu’alors, leakait enfin sur le net. Le premier projet du studio français Dontnod est résolument ambitieux, le titre AAA se déroulant dans un Paris futuriste de toute beauté. Puis silence radio pendant une bonne année, avant de revenir à la Gamescon de l’an dernier avec un nouveau nom, un nouvel éditeur (Capcom) et un trailer qui donnait sacrément envie. Ma curiosité pour celui qu’il faudrait désormais appeler Remember Me s’est transformée en impatience suite au podcast de Gameblog où deux des fondateurs de Dontnod, Jean-Maxime Morris et Aleksi Briclot, respectivement Directeur Créatif et Directeur Artistique du studio parisien, étaient invités pour parler de leur bébé.

 

Une douzaine d’heures après avoir bouclé cette belle aventure, quel souvenir m’a-t-elle laissé? 

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Lego City Undercover : C’est grandiose!

Lego City logo

Dimanche 21 Avril 2013 – 22h14

Bouche bée, les yeux écarquillés et les poils hérissés, je viens de vivre une séquence de gameplay qui, j’en ai la certitude, restera gravée dans ma mémoire de «gamer». Vous savez, cette précieuse mémoire où sont enfouis tous nos heureux souvenirs d’enfant, celle qui conserve cette candeur et cette émerveillement caractéristiques de nos premières années de vie.

En cette soirée dominicale, le quinzième, et dernier chapitre du jeu, m’a transporté comme rarement un jeu ne l’avait fait auparavant, de surprises en émotions semblables à celles ressenties par un enfant ouvrant ses cadeaux un 25 Décembre, ce genre de paquet imposant, fort bien orné et emballé, dont on ignore le contenu et qui s’inscrit au final bien au delà de nos espérances.

Un Noël en plein mois d’Avril, reconnaissez que c’est insolite, mais c’est en tout cas ce que j’ai vécu tant cette ultime séquence de jeu fait preuve d’une totale maîtrise : twist scénaristique, réalisation et direction artistique à couper le souffle, mise en scène épique, le tout magnifié par une orchestration monstrueuse. J’en suis ressorti hébété, avec un oeil au beurre noir, dû à la claque que je venais de me prendre.

Je ne tiens pas à vous en dire plus, je veux que vous conserviez la surprise intacte, car il n’y pas pire que de gâcher, à autrui, une fête de Noël.

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God of War Ascension – Test Solo

Sans crier garde, alors que la PS4 pointe déjà le bout de son nez, God Of War Ascension rentre à son tour dans la très rude bataille du Printemps 2013. Longtemps présenté comme un jeu multi, c’est pourtant un God of War comme les autres, dont la campagne solo n’est pas qu’une excuse pour vendre du jeu en ligne… bien au contraire ! Alors, épisode au top ou épisode de trop ? Réponse…

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Tomb Raider : le test

Il récolte les éloges, il collectionne les bonnes notes et empile les superlatifs… Impossible donc de passer à côté de ce Tomb Raider, qui s’impose naturellement comme LA star de ce premier trimestre, pourtant pas avare en -grosses- sorties. Oui, mais pas pour moi. Mettons donc les choses au clair d’entrée : cette « prequel rebootée » m’a profondément déçu. Une semaine après avoir bouclé l’aventure, je n’arrive toujours pas à surmonter l’immense désillusion qu’il m’a finalement procuré. Je l’ai pourtant trouvé pétri de qualités, techniquement irréprochable et constellé de bonnes idées. Pour autant est-ce suffisant pour en faire d’office un excellent jeu ?

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Et si DMC était LE jeu du début 2013?

J’ai une confession à faire : je n’ai jamais aimé la série Devil May Cry. Je lui ai pourtant laissé plusieurs chances de me conquérir, sans succès. J’ai été bloqué à la moitié du premier, j’ai pas accroché au troisième et la démo du quatrième m’a laissé sur ma faim. Il y a des jeux comme ça avec lesquels ça ne passe pas ! Je m’en suis toujours voulu, conscient de passer à côté d’une super saga… Cela ne m’a jamais empêché d’être objectivement admiratif de son univers travaillé, du chara-design très classe de ses persos et de son héritage, DMC ayant fortement contribué à redéfinir le beat’em all. L’annonce du reboot m’a donc logiquement laissé de marbre, pire, je n’ai pu m’empêcher de me facepalmer en voyant l’allure puérile de ce nouveau Dante, méconnaissable en adolescent rebelle. Avec Ninja Theory aux commandes, un studio surtout connu pour le moyen Heavenly Sword, Capcom prenait à mes yeux d’énormes risques. Mais redynamiser la franchise étant une priorité, Capcom a donné carte blanche à son développeur pour réinterpréter Devil May Cry à sa sauce. Et le moins qu’on puisse dire c’est que Ninja Theory n’a pas fait les choses à moitié ! Couleurs flashys, rythme effréné, personnages relookés en profondeurs… Le pari était osé, la mise conséquente. Sceptiqueslors de son annonce, je suis devenu devenu curieux suites aux premières previews positives, et carrément enthousiaste après la démo.

Quelques mois plus tard, j’en fait même mon jeu préféré du -très riche- 1er trimestre 2013. Explications !

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Critique de Livre : Hyrule Hystoria

A chaque partie de A Link to the Past, mon Zelda préféré, un item me fait toujours rêver : le Livre de Mudora. Si Link ne l’utilise que pour déchiffrer l’ancien langage d’Hyrule, ce grimoire recèlerait aussi l’histoire complète de ce monde et toutes les légendes qui y sont rattachées. Un fantasme absolu pour tous les afficionados de Zelda, une série où aucune chronologie n’a jamais été établie entre les épisodes et où il est donc difficile de se repérer dans le temps.

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En mettent à jour tous les secrets d’Hyrule au travers d’Hyrule Hystoria, Miyamoto et Aonuma nous donnent enfin accès, à nous aussi, au Livre de Mudora. TINTINTINTIIIIIIIIIIIN !

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Assassin’s Creed 3 : la Révolution ne sera pas vidéoludique

Mettons les choses au clair tout de suite: je suis un gros fan de la série. J’attends religieusement chaque épisode depuis que j’ai terminé le premier fin 2008 –  avec un peu de retard, oui je sais. J’ai même fait l’ignoble épisode PSP, je pense que cela prouve à quel point les aventures des ancêtres de Desmond me sont chères. Pourtant, l’article qui suit est… Assassin. Après 3 années et autant de volets passés en compagnie d’Ezio, durant la Renaissance italienne, il était tant de changer de lieu et d’époque. Annoncé en grande pompes comme le plus ambitieux de tous, ayant nécessité plusieurs années de développement et une équipe pharaonique, AC3 devait redonner un souffle nouveau à la saga et repenser les bases du genre. J’étais vraiment très enthousiaste, en croyant naïvement que les développeurs avaient cerné les limites de leur franchise et souhaitaient réellement l’emmener plus loin avec ce nouveau volet. Bref, sur le papier, cela devait être une vraie… Révolution. Quelques mois après l’avoir bouclé, à froid, j’ai pourtant le sentiment d’avoir assisté à un simple remaniement ministériel.

Cet article est susceptible de comporter de légers spoilers.  Continue reading

Dishonored : les raisons d’un succès

Annoncé sobrement à l’été 2011 par Bethesda, suite au rachat des lyonnais d’Arkane Studio, Dishonored s’était fait discret comme son héros jusqu’à sa mise en rayon à l’automne dernier. Pas mal de nouvelles IP s’étant cassées les dents sur cette génération, on ne donnait pas cher de la peau de Dishonored, surtout que pointer le bout de son nez en même temps que le gros des titres AAA est archi risqué. 4 mois et des tas de récompenses plus tard, les créateurs du jeu affichent pourtant de grands sourires, et viennent même de déclarer, suite aux bonnes ventes qui ont pulvérisé leurs prédictions les plus optimistes, que Dishonored ne serait pas un one shot mais le premier volet de ce qu’il faudrait désormais qualifier de franchise. Rien que ça. A l’heure où les prises de risques se font de plus en plus rares et où seules les suites reçoivent les faveurs des éditeurs, le succès de Dishonored, sur lequel peu de monde aurait misé, arrive à point nommé. Il fait même un bien fou : oui, on peut encore réussir aujourd’hui avec un jeu original et différent.

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Rétro 2012 : Test de Max Payne 3 (Xbox 360, Playstation 3, Pc – par Rockstar)

Encore une licence que je découvre sur cette génération, ça commence à faire beaucoup. Oui, les remix HD servent au moins à quelqu’un, maintenant vous le savez. Mais avec Max Payne, j’ai la chance de tomber sur une saga où l’histoire peut tenir sur un coin de nappe, ainsi point besoin d’aller m’emmerder sur Wikipédia en anglais pour mémoriser les évènements des épisodes précédents, je n’ai qu’à lancer mon jeu et jouer ! Et comme d’habitude avec Rockstar, le trip va être haut en couleurs. Narration percutante, réalisation soignée, gameplay rôdé…les traditionnels atouts de l’éditeur s’accordent cette fois-ci avec caïpirinha, gangs des favelas et déesses en bikinis.

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Deus Ex Human Revolution, analyse du meilleur jeu de sa génération

Théophile Gautier disait « “Un des grands malheurs de la vie moderne, c’est le manque d’imprévu ». Il avait raison : à l’heure où le moindre petit trailer fait le tour du web en moins de temps qu’un run de Doodle Jump, faire d’un jeu ‘AAA’ un imprévu et le découvrir de bout en bout relève du miracle, surtout quand on est aussi drogué à l’Internet que je le suis. Plus difficile encore quand il s’agit d’une licence culte, à côté de laquelle on est bêtement passé. Les chances que cela arrive à un hardcore gamer sont de l’ordre d’une fois toutes les générations de console, et encore. Et pourtant, en finissant Deus-Ex Human Revolution, j’ai su que c’était lui, mon imprévu, celui qui arrive sans crier garde et vous laisse une trace indélébile sur votre petit cœur de joueur.

 

Portrait.

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