Lego City Undercover : C’est grandiose!

Lego City logo

Dimanche 21 Avril 2013 – 22h14

Bouche bée, les yeux écarquillés et les poils hérissés, je viens de vivre une séquence de gameplay qui, j’en ai la certitude, restera gravée dans ma mémoire de «gamer». Vous savez, cette précieuse mémoire où sont enfouis tous nos heureux souvenirs d’enfant, celle qui conserve cette candeur et cette émerveillement caractéristiques de nos premières années de vie.

En cette soirée dominicale, le quinzième, et dernier chapitre du jeu, m’a transporté comme rarement un jeu ne l’avait fait auparavant, de surprises en émotions semblables à celles ressenties par un enfant ouvrant ses cadeaux un 25 Décembre, ce genre de paquet imposant, fort bien orné et emballé, dont on ignore le contenu et qui s’inscrit au final bien au delà de nos espérances.

Un Noël en plein mois d’Avril, reconnaissez que c’est insolite, mais c’est en tout cas ce que j’ai vécu tant cette ultime séquence de jeu fait preuve d’une totale maîtrise : twist scénaristique, réalisation et direction artistique à couper le souffle, mise en scène épique, le tout magnifié par une orchestration monstrueuse. J’en suis ressorti hébété, avec un oeil au beurre noir, dû à la claque que je venais de me prendre.

Je ne tiens pas à vous en dire plus, je veux que vous conserviez la surprise intacte, car il n’y pas pire que de gâcher, à autrui, une fête de Noël.

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Flashback :

Vendredi 28 Mars 2013 – 21h12…

Boite

Une fois la galette fraîchement déballée et insérée dans la Wii U, après avoir pris soin de récupérer la petite figurine Lego se trouvant dans la boîte, me voici sur le menu principal du jeu auquel vont se succéder deux temps de chargement, successifs, qui vont me sembler interminables*. La barre de défilement avance (à son rythme), le fond sonore tourne (en boucle), c’est finalement l’occasion d’aller aux toilettes sans oublier d’aller me laver les mains (après tout, j’ai le temps visiblement), que ce fut long…

*Depuis la mise à jour de la wii u, disponible depuis le 26 Avril, le premier des deux temps de chargement me semble réduit (à moins que ce ne soit qu’un effet placebo…)

21h16

C’est donc la vessie vide et les mains propres que j’assiste à la séquence d’introduction du jeu, où les dialogues teintés d’humour et les références cinématographiques donnent d’emblée le ton. On incarne Marcel Patulacci Chase Mc Cain, officier de police à Lego City, qui a pour mission principale de partir en chasse de Rex Fury, dangereux criminel évadé de la prison d’Albatross.

Le monde s’ouvre :

LEGO-City-Undercover-11

Une fois sorti de notre QG, le commissariat de police, nous voici en pleine rue de Lego City, dans le quartier de Cherry Tree Hills, qui de par son architecture, son dénivelé et son pont caractéristique, n’est autre que le penchant, version briques, de San Francisco.  C’est par l’intermédiaire d’une vue à la troisième personne que nous dirigeons l’officier Mc Cain. Le soleil est au zénith, la voiture de fonction sagement garé en épi, et au fur et à mesure que je m’aventure dans les rues, un premier détail me saute aux yeux : la ville me semble grande, étendue, j’aperçois au large plusieurs îles dont une qui accueille une réplique de la Statue de la liberté, pendant qu’une autre y abrite la prison d’Albatross (la référence à l’île d’Alcatraz est toute trouvée).

liberte

Mais (car il y a malheureusement un «mais») dans ma tête résonne un mot qui se répète en boucle au rythme d’une marche militaire : clipping, clipping, clipping, clipping….

En d’autres termes, les éléments du décors tardent à s’afficher, typiquement le degré de clipping que je n’avais plus vu depuis Assassin’s Creed (et encore, cette comparaison est limite une insulte envers la saga d’Ubisoft).

Une chose en appelant une autre, le clipping s’accompagne d’une couche d’aliasing (effet d’escalier sur les contours), bref finalement tout va bien, on est bien sur un open world tournant sur console.

Voyage Voyage :

Ces soucis techniques mis à part, j’ai pris grand plaisir à découvrir les nombreux quartiers de Lego City. C’est simple, cette ville fictive est une invitation au voyage tant les décors sont variés et les références multiples. Chaque quartier est une représentation, version Lego, de lieux célèbres de notre Planète Bleue. La Tour de Pise côtoie, à quelques pâtés de maison, Time Square.

Time Square

Un quartier asiatique laisse apparaître, au loin, un grand parc d’attraction, pendant qu’une zone forestière apporte son lot de verdure en même temps que le bord de mer et ses plages de sables entourent la ville. Clairement, les environnements sont très variés et cohabitent finalement très bien entre eux malgré leurs caractéristiques distinctes. J’en viens d’ailleurs à me dire que, depuis un certain GTA San Andreas (rien que ça) je n’avais pas exploré un Open World aux décors aussi diversifiés.

Et pour naviguer entre ces différents quartiers, plusieurs moyens de locomotion s’offrent à nous : à commencer par nos jambes, évidemment, bien que les différents véhicules (voitures, motos, camions) soient plus adaptés à l’exploration, sans oublier les bateaux (pour rejoindre les îles) et les différentes gares ou stations de métro permettant de rejoindre directement chacun des quartiers de la ville.

Notre terrain de jeu est d’ailleurs «évolutif» dans la mesure où, en échange de super briques, qu’il faudra au préalable dénicher dans les moindres recoins, on pourra décorer la ville par l’intermédiaire des 65 «super constructions» disséminées ici et là.                         Au programme : des grandes roues, des statues, des monuments en tous genres ou tout simplement des bornes d’appel de véhicules et héliports…

Une quête annexe, en somme, qui pousse à l’exploration d’autant plus que de nombreux mécanismes ne seront actionnables qu’après avoir récupéré certains costumes et capacités lors des missions principales.

Un principe vieux comme le monde Zelda finalement, où certaines zones ne seront accessibles qu’après avoir récupéré l’objet et la capacité correspondants.

Missions (Im)possibles :

Rex Fury

Pour venir à bout de Rex Fury, Chase Mc Cain va devoir s’employer au travers de 15 missions principales dont le principal défaut est, disons le de suite, le manque évident de challenge. La facilité qui s’en dégage est d’autant plus frustrante, que les situations de jeux sont très variées, les environnements sans cesse renouvelés, le level design inventif et les mécaniques de jeux jamais surexploités. Quel dommage!!

Qu’il aurait été bon de devoir se creuser les méninges pour pouvoir actionner les nombreux mécanismes, au final il faudra simplement se contenter de se laisser guider par les (trop) nombreuses instructions et indications. Idem pour les scènes de combat : ici point de combos à mémoriser, juste une touche de frappe, une autre pour menotter les ennemis et éventuellement une troisième pour effectuer un contre.

Et pourtant les très bonnes idées sont là, le fun aussi, la mise en scène bien menée, et l’aspect technique (dans ses zones plus restreintes que les rues, à ciel ouvert, de Lego City) concluant : plus de clipping ni d’aliasing (ou presque), effets d’éclairages et de textures très bien rendus.

Autant dire qu’une difficulté accrue aurait été la bienvenue, c’est frustrant, tant le gameplay et les situations de jeux s’avèrent riches.

C’est la Zoooonnnneee :

La Zone? Il faut que je vous explique ce que j’entends par cela.

C’est lorsque, en dehors de mes sessions de jeux, mon esprit en reste imprégné et interfère ma vie réelle. Je vais vous donner quelques exemples, car durant cette génération de consoles, 3 jeux (dont Lego City) m’ont fait rentrer dans la zone.

Il y a d’abord eu le premier Assassin’s Creed : je m’étais vraiment laisser immerger par l’ambiance du jeu, la grâce et l’élégance d’Altair grimpant de toits en toits m’avaient sidéré. A tel point que, lorsque je me baladais dans la rue (dans la vie réelle) mon regard se posait naturellement sur les façades des immeubles afin d’en analyser les moindres aspérités susceptibles de me servir de supports et de prises pour une séance (imaginaire) de parkour. C’est une sensation très particulière, ne durant qu’une fraction de seconde, le temps de réaliser que tout ceci n’est que le fruit de mon imagination et de mes sessions de jeux.

Deuxième exemple : Mario Kart Wii. 

A cette époque, je roulais en Smart (je ne sais pas si ça a une influence quelconque) et très souvent, au volant, j’avais le sentiment (toujours pendant une fraction de seconde) que la voiture me succédant pouvait être à même de me balancer une peau de banane…

Dernier exemple : Lego City Undercover.

6h30 du matin, alors que je conduisais en direction de mon lieu de travail, sur le bas côté de la route se trouvait un amoncellement de gros cailloux. Et pendant une fraction de seconde (ah, cette fameuse fraction de seconde), je me suis dit : «il faut que je descende de la voiture pour casser ces cailloux avec une pioche.»

Tristement véridique…pour que vous compreniez mieux, dans lego city il y a souvent des super briques cachées sous un amoncellement de cailloux, et pour les récupérer il n’y a d’autre alternative que de les casser avec une pioche. (je vois que vous me comprenez mieux désormais lol)

Comme une histoire d’amour :

En me remémorant tous ces (très) bons moments passés dans Lego City, je me suis laissé aller à une comparaison.

Lego City Undercover est comme une expérience amoureuse : la phase d’approche est assez longue et poussive (temps de chargement) mais dès que la dialogue s’instaure (scénario) on est pris par l’envie d’en découvrir plus.

Son humour nous attire, et on distingue dès le début ses nombreux traits de personnalités (grandeur et variété de la ville).

Elle n’est pas toujours très bien maquillée ou coiffée (clipping, aliasing), mais sa beauté est naturelle.

Elle nous fait vivre des expériences aussi variées qu’amusantes (missions principales) tout en laissant planer un doux parfum de secrets (quêtes annexes).

Et au fur et à mesure, l’attirance va crescendo jusqu’au moment où elle prend les devants, revêt sa plus belle robe, parée de bijoux et maquillage qui sublime les traits de son visage, joue son plus beau récital, nous prend dans ses bras, nous propulse dans sa chambre pour une folle et mémorable nuit d’amour (dernière mission et scène finale épique!) qui restera dans les annales.

Lego City Undercover est certes imparfait mais se doit d’être fait!

Bon jeu à tous, et n’oubliez pas de vous amuser !

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2 thoughts on “Lego City Undercover : C’est grandiose!

  1. J’allais te le dire sur le forum GB (où tu devrais le partager d’ailleurs) mais autant le faire ici, joli article dont je rejoins totalement le point de vue, à quelques “détails” près. Bonne continuation pour ton blog !

  2. Merci beaucoup pour ton commentaire. Sur Gameblog, j’ai simplement partager l’article sur le topic Wii U, j’ai (enfin “on” vue qu’on est deux à gérer ce blog) pas ouvert de blog dédié sur GB.

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